blogs.fr: Blog multimédia 100% facile et gratuit

LEROMREGOR

Blog multimédia 100% facile et gratuit

 

BLOGS

Blog dans la catégorie :
Divertissement

 

Statistiques

 




Signaler un contenu illicite

 

LEROMREGOR

elle sera a la fete de l'huma 2018

Le 09/12/2017

​Keny Arkana  a  la  feter  de  l'huma 2018
Enfance et débuts

Keny Arkana est née le 20 décembre 1982. Elle vit une enfance tumultueuse, fait de nombreuses fugues. « Ses esquives se multiplient, ses bêtises aussi, à tel point qu’un juge pour enfants décide de la placer en foyer. Elle a 11 ans. »[4],[5]. Ces événements sont évoqués dans les chansons J'viens d'l'incendie, Je me barre, Eh connard, et L'Odyssée d'une incomprise.

Keny Arkana commence à rapper ses premiers textes à l'âge de douze ans[6]. En 1996, elle commence à se produire devant ses camarades de foyer[6]. Elle se fait connaître dans l'underground, à la Friche de la Belle de Mai. Deux collectifs auxquels elle appartient successivement se forment : Mars Patrie et État-Major.

État Major, initialement composé de 13 personnes (huit MCs, deux DJs et trois danseurs) est un tremplin pour Keny Arkana. Un premier maxi vinyle paraît en 2003, porté par une formation État Major alors composée de Kao Domb’s, Chakra Alpha et DJ Truk. Ce groupe lui permet de se faire connaître du public marseillais. Elle participe à de nombreux concerts, mixtapes et émissions de radio, d'abord sous le nom de Keny, avant d'y apposer le nom d'Arkana, personnage de la série d'animation Les Mondes Engloutis[7].

Entre ciment et belle étoile (2006–2010)[modifier | modifier le code]

Après de nombreux titres et apparitions, Keny Arkana écrit son premier album. L'album, produit par Enterprise, Karl Colson, et Kilomaître, est publié en octobre 2006 sous le titre de Entre ciment et belle étoile, chez Because Music. Cet album retrace ses nombreux combats, notamment celui contre la globalisation capitaliste et contre l'oppression de l'État et du racisme institutionnel, mais aussi les moments difficiles de son enfance. Dans Eh connard, elle s'en prend au directeur d'un foyer qui considérait qu'elle n'avait pas d'avenir. Elle rend aussi un hommage à l'Argentine dont son père est originaire[5] sur le titre Victoria (avec des paroles en espagnol de Claudio Ernesto Gonzalez) et « distille des touches d'espoir et de conscience » [8].

Au printemps 2007, Keny Arkana annule ses concerts en raison d'une organisation défaillante (« les gens honnêtes ne sont pas très compétents, et les gens compétents pas très honnêtes »[9]) en lançant un « appel aux sans-voix » afin de construire un autre monde pour la jeunesse[10]. Durant l'été, elle participe à plusieurs festivals (Vieilles Charrues, Dour, Quartiers d'été…) et fait à l'automne une tournée française s'arrêtant notamment à l'Olympia de Paris. Le 23 septembre 2007 elle se produit en pleine rue dans le quartier populaire Les Pâquis à Genève en Suisse[11]. Ce concert sauvage tenu sur un carrefour, au plein milieu de la rue, est en soutien à l'intersquat de Genève (en réponse à l'évacuation par la force de la quasi-totalité des squats genevois)[12]. En octobre 2007 sa première street-tape l'Esquisse déjà vendu à plus de 60 000 exemplaires[9] est rééditée[13].

En novembre 2007, alors qu'elle poursuit sa tournée nationale « La tête dans la lutte », Keny Arkana interprète au Prix Constantin 2007 Nettoyage au Kärcher. Selon le magazine L'Express « Keny Arkana lance les hostilités. La rappeuse déboule tel un pitbull : « Elle est où la plus grande racaille ? À l'Élysée ! » Ses partenaires sortent des Kärcher et font mine de nettoyer un acolyte affublé d’un masque de Nicolas Sarkozy. On cherche en vain du regard la ministre de la Culture, on découvrira le lendemain, dans les colonnes du Parisien, qu’il fut conseillé à la ministre Christine Albanel de s’installer dans la salle après la prestation de Keny Arkana[14]. » Des militants du Front national détournent ce morceau. Ils en font « un clip à la gloire du parti d'extrême droite » lors de la campagne électorale de 2007[15]. Keny Arkana considère « [qu']ils enlèvent tout le couplet sur Le Pen. Ils prennent des images de La rage, qu'ils coupent avec leurs images à eux de nazis, et ils font une espèce de clip de propagande pro-Le Pen[15]. » Lors de la même année, Keny Arkana donne un concert « sauvage » à Genève avec le collectif l'Appel aux sans voix, dont elle fait partie, dans le cadre d'une tournée en France dans les endroits oubliés, pour soutenir les gens qui luttent et tisser des liens avec des personnes qui n'ont pas l'habitude de prendre parole[12].

 
Keny Arkana en 2008 à Berlin Kreuzberg.

Également en 2007, Arkana produit un documentaire d'une soixantaine de minutes intitulé Un autre monde possible. Dans ce documentaire, elle récolte le témoignage de plusieurs personnes qui viennent des quatre coins du monde[16].

En 2008, Keny Arkana fait la première partie de plusieurs concerts de Manu Chao et se produit dans de nombreux festivals comme les Eurockéennes. Elle lance son nouvel album « Désobéissance » où elle fustige l'établissement d'un Nouvel ordre mondial (« Nouvel Ordre officieux, terrorisme officiel ! ») contre lequel elle appelle à la « désobéissance civile »[17]. Elle dénonce l'usage des organismes génétiquement modifiés, les problématiques environnementales majeures telles que la surexploitation des milieux naturels par l'Homme, la pollution de l'air, des mers, des rivières et des sols, la crise de la biodiversité et l'extinction de masse des espèces animales, la déforestation, le brevetage du vivant et notamment d'espèces végétales par de grandes multinationales américaines ; la globalisation de la surveillance électronique (parmi les images illustrant la pochette de l'album se trouve notamment le bras d'un bébé sur lequel est tatoué un code-barres et le sigle RFID) et plus généralement la guerre économique orchestrée par les puissants de ce monde.

L'album s'achève sur une prise de conscience sombre et cependant teintée d'espoir et de solidarité (Cinquième soleil), adressée à la « dernière génération à pouvoir tout changer ».

Tout tourne autour du soleil (2011–2015)[modifier | modifier le code]

Le 12 janvier 2011, son manager annonce sur Facebook que Keny Arkana est « est en train de terminer la mixtape L'Esquisse 2, prévu pour le printemps 2011 »[18]. Le 23 avril 2011 sort le clip V pour Vérités, qui totalise près de 200 000 vues sur Youtube, une semaine après publication[19] (il a aujourd'hui dépassé les 6 000 000 vues), le jour même Keny Arkana annonce que son album L'Esquisse 2 sortira le 23 mai 2011. Le 11 mai elle sort un nouveau clip intitulé Marseille en featuring avec RPZ et Kalash l'Afro. Le 23 mai sort donc son quatrième album (deuxième mixtape) L'Esquisse 2.

Le deuxième album studio s'intitule Tout tourne autour du soleil et est publié le 3 décembre 2012[5]. Le 13 juin 2012 sort Vie d'artiste, le premier extrait, Gens Pressés le second extrait, sort le 5 octobre.

État d'urgence et Exode (depuis 2016)[modifier | modifier le code]

Le 27 mai 2016, Keny Arkana sort un nouvel EP intitulé État d'urgence, distribué à prix libre au format numérique[20]. Cet EP est un album écrit à la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France[21].

Keny revient avec L'esquisse 3, sorti le 2 juin 2017. En suit une tournée des festivals durant l'été 2017 avant un retour en studio pour l'album Exode, prévu pour la rentrée 2018.

Influences et militantisme[modifier | modifier le code]

En solo depuis 2003, Keny Arkana publie son premier maxi vinyle en 2004, Le Missile est lancé. Début décembre 2004, elle apparaît sur la compilation Om All Stars, aux côtés d'artistes et groupes marseillais tels que IAM ou Psy4 De La Rime. Elle y interprète Les Murs de ma ville, où elle rend hommage à sa ville. Elle fonde par ailleurs avec son manager LTK sa propre structure de production nommée La Callita avant de signer un contrat en 2006 chez Because Music. Elle réalise en solo la street-tape CD intitulée L'Esquisse[22].

Keny Arkana retranscrit, à travers ses écrits, son mal de vivre, et aussi sa vision du monde (la rabia del pueblo, « la rage du peuple »), ce qui lui vaut d'être assimilée aux mouvances altermondialiste, anticapitaliste, anarchiste, révolutionnaire et anticolonialiste du rap français[23],[24]. Elle refusera cependant toute étiquette politique, se décrivant comme « impossible à encarter ».

Keny Arkana privilégie le militantisme, se définissant non comme une rappeuse, mais comme une contestataire qui fait du rap[25]. Elle participe en 2004 à la fondation du collectif La Rage du Peuple, qui milite pour « une colère positive, fédératrice, porteuse d'espoir et de changement. » Elle intervient ainsi dans de nombreux forums altermondialistes en Afrique et en Amérique du Sud et en tire un documentaire vidéo intitulé Un autre monde est possible (2006) tourné au fil de ses pérégrinations au Brésil, au Mali, au Mexique et en France[26].

En 2007, le sociologue Philippe Corcuff rapproche alors ses textes altermondialistes du langage néo-zapatiste du sous-commandant Marcos au Mexique[27] et de la mélancolie radicale du philosophe allemand Walter Benjamin[28].

En juin 2017, elle se produit à la fête du travailleur alpin à Fontaine, en Isère. Le 8 juillet 2017, elle se produit au festival en Othe à Aix en Othe, dans l'Aube. Le 16 juillet 2017 elle se produit au festival El Clandestino à Saint-Laurent, dans la Creuse devant 20 000 personnes.[29]

 

la prenomition Elsa Triolet pour Jonny Hallidey

Le 08/12/2017

Elsa Triolet fan de Johnny

Elsa Triolet
Mercredi, 16 Juin, 1993
Humanite.fr
Photo AFP.

Dans «les Lettres françaises» (no 1016, du 13 au 29 février 1964), Elsa Triolet consacrait sa chronique théâtrale à Johnny Hallyday. Voici des extraits de ce beau texte, à bien des égards prémonitoire.

«Il ne laissait pas le temps à la salle d'applaudir, il excitait ses musiciens comme un cocher ses chevaux: «Plus fort! Plus fort!...? Encore plus fort!...». C'est le galop à mort, le délire de la vitesse, de la musique, de la danse... Il semblait connaître chaque spectateur dans la salle, s'amuser avec elle, follement et, soudain, confier son désespoir à tout ce monde, comme mortellement blessé, souffrant à la mesure de sa taille, de sa force et non pas à celle des mauviettes qu'il avait devant lui: «Pas cette chanson...» ou «Serre la main d'un fou...» du récital précédent, cette main que personne ne veut serrer. Un tigre souffre, lui aussi, et un adolescent donc!

«Un métier à se demander s'il y a pour lui une coupure entre la vie quotidienne et la scène, tant il est chez lui dans la lumière des projecteurs, le public comme des convives qu'il veut combler, l'exhibition comme un amusement délirant, pour l'acquérir, ce métier, il faut qu'il ne l'abandonne jamais, qu'il s'exerce sans arrêt, que ce qu'il fait en scène, il le continue dans la rue, et en mangeant, et en dormant... Une image que cela, car à ce rythme, et aussi jeune animal joueur que l'on soit, il y aurait de quoi mourir cent fois d'une rupture du coeur!

«Il fait un de ces potins, un tintamarre, un fracas énorme. On se trouve à l'Olympia comme à l'intérieur d'une cloche qu'on est en train de sonner. Insoutenable, insupportable, on en a le tympan enfoncé, la tête vous en éclate. Pourquoi, je m'extasie, dans ces conditions? Mais parce que c'est une question de réglage des moyens de Johnny autant que de la sonorisation excessive de la salle - il faut bien dire que les autres, avant lui, semblaient hurler, eux aussi! - et qu'il suffirait après tout de baisser le son pour que cela soit gagné.

«A cause de ce fortissimo ininterrompu, vous être assourdi au point que le meilleur se perd, et pas seulement de Johnny: il a avec lui un batteur sensationnel dont il est difficile d'apprécier les prouesses folles, les crescendo et l'accélération étant rendus inaudibles dans ce perpétuel bruit de Niagara qui s'abat sur vous dès le premier moment de l'apparition de Johnny. Fureur! Fureur de vivre, ô James Dean...

«Le malheur d'être trop bien servi par les dieux... De quoi lui en veut-on, à ce splendide garçon, la santé, la gaîté, la jeunesse mêmes? De sa splendeur? De la qualité de ses dons et de son métier acquis, de sa sottise de jeune poulain? Des foules qui le suivent irrésistiblement? De l'argent qu'il gagne? C'est la même haine que pour Brigitte Bardot. Et lorsqu'on leur tombe dessus, je reconnais en moi cette colère qui me prenait au temps où l'on essayait d'abattre Maïakovski, et d'autres fois, d'autres poètes... comme le soir où l'on a sifflé «Hernani!» aux Français, en 1952, pour le cent cinquantenaire de Victor Hugo. Cette volonté de détruire ce qui est trop bien, trop beau, trop gigantesque... La réputation que l'on fait à ceux que l'on veut détruire. Dieu sait pourquoi! (...)

«Je suis, comme vous le voyez, des fans de Johnny Hallyday. Vous trouvez cela grotesque? Vous avez tort, je suis à l'âge où, si on n'est pas un monstre, on aime ce qui est en devenir. Je ne peux pas attendre l'an 2000 quand on invitera un Johnny de cinquante-six ans, si mon compte est bon, à la Maison-Blanche...»

ELSA TRIOLET

 

mort de l'ecrivain jean D'ormeson

Le 06/12/2017

L'écrivain Jean d'Ormesson est mort à l'âge de 92 ans

  • Par 
  • Mis à jour le 05/12/2017 à 12:13
  • Publié le 05/12/2017 à 08:17
 

Envoyer cet article par e-mail

Envoyer à :

Séparez les adresses e-mail de vos contacts par des virgules.

De la part de :
Votre message :Saisissez ici votre message

DISPARITION - Le doyen des Immortels nous a quittés dans la nuit de lundi à mardi. Il reste dans nos esprits comme un homme brillant, drôle, cultivé, philosophe et omniprésent dans la vie intellectuelle française. « Jean d'O » laisse derrière lui une œuvre conséquente, preuve de l'étendue de son talent.

L'écrivain et académicien français Jean d'Ormesson est mort dans la nuit de lundi à mardi à l'âge de 92 ans. Le romancier est décédé d'une crise cardiaque à son domicile de Neuilly (Hauts-de-Seine), a indiqué sa fille, l'éditrice Héloïse d'Ormesson. «Il a toujours dit qu'il partirait sans avoir tout dit et c'est aujourd'hui. Il nous laisse de merveilleux livres».

» LIRE AUSSI - Interviews, livres, archives, hommages, vidéos… Notre dossier sur Jean d'Ormesson

 

» LIRE AUSSI - Sa dernière interview au Figaro - Jean d'Ormesson: «J'ai écrit mon premier roman pour plaire à une fille»

Né en 1925 à Paris, celui qui avait un savoir encyclopédique inimitable vécut entre les voyages de son père ambassadeur, en Bavière, en Roumanie, au Brésil. À Munich, il se souvenait d'une gifle magistrale reçue après avoir applaudi un défilé en 1933. L'écrivain n'était pas avare en souvenirs, il se rappelait aussi sa rencontre avec le futur pape Pie XII, devant qui il avait été effronté, et ce dernier lui avait rappelé avec humour la scène quelques années plus tard. Jean d'Ormesson adorait raconter des anecdotes, et au micro de RTL, il s'était rappelé une histoire peu commune. Après avoir évoqué l'épisode en 1914 dans lequel Mme Caillaux avait tué Calmette, directeur du Figaro, il se souvenait qu'en arrivant en 1974 à la direction du journal, on lui avait annoncé une dame, une certaine Mme Joseph Caillaux. En entrant, il l'avait tout de suite reconnu: c'était l'écrivain Jean Dutourd déguisé en femme et armé d'un pistolet à eau!

» LIRE AUSSI - PREMIUM - Jean d'Ormesson, un gentilhomme sous le signe du bonheur

» LIRE AUSSI - La première chronique de Jean d'Ormesson publiée dans Le Figaro en 1969

VIDEO - Jean d'Ormesson, ancien directeur, revient au Figaro après 40 ans

 

Philosophe avant tout

Bien avant de diriger le Figaro, Jean d'Ormesson, le bac en poche, fait une année d'hypokhâgne, puis intègre l'Ecole normale supérieure. Les deux écrivains qui lui ont insufflé l'envie d'écriture sont Brasillach et Jules Romains, à qui justement il succèdera à l'Académie française. Quand il fait part à Paul Valéry de son désir de passer l'agrégation de philosophie, le poète pousse des cris horrifiés. Mais d'Ormesson veut être philosophe, et publie dans la Revue de métaphysique et de morale un article «Arrivisme, snobisme et dandysme». Jean d'Ormesson restera toujours philosophe, même dans ses fonctions à l'Unesco, position qui lui permettra de rencontrer de grandes figures (Borgès, Caillois, Durrell, Lévi-Strauss, Georges Dumézil). Quand Paul Ricœur lui propose d'enseigner à Nanterre, il refuse: c'est la conversation qu'il aime.

» LIRE AUSSI - VIDÉO - En octobre dernier, Jean d'Ormesson célébrait les 70 ans du Figaro Littéraire

Écrivain à succès

Le futur académicien devient célèbre au début des années 70 avec La gloire de l'Empire et Au plaisir de Dieu. Après quelques romans légers (L'amour est un plaisir, Un amour pour rien, Les illusions de la mer), Jean d'Ormesson est tenté de jeter l'éponge, mais change d'avis. C'est ainsi qu'il reçoit le prix du roman de l'Académie française en 1971 pour La gloire de l'Empire. Lui qui ne manque pas d'autodérision, il raconte son enfance dans Au plaisir de Dieu, fresque du XXème siècle, inspirée de son enfance passée au château de Saint Fargeau. Adapté pour la télévision, le roman conquiert une audience importante, en offrant une réflexion sur le temps qui passe. Jean d'Ormesson conquiert ainsi la France entière, ce qui fait dire à Morand: «Ce qui m'amuse devant le succès de Jean d'Ormesson, ce ne sont pas ses ennemis (il n'en a pas) mais les méchants: ils n'arrivent pas à le mordre». Écrivain à succès, Jean d'Ormesson est sur tous les fronts: il écrit pour le théâtre, comme il joue la comédie (Les Saveurs du palais), où il joue Mitterrand. En 1973 il entre à l'Académie française. Alors benjamin de la Compagnie à 48 ans, il fait bouger les lignes: il lutte pour mettre fin à 350 ans de non-mixité en proposant Marguerite Yourcenar.

» LIRE AUSSI - La classe politique, unanime, rend hommage à Jean d'Ormesson

» LIRE AUSSI - Jean d'Ormesson: «Il y a toujours des larmes, mais toujours de l'espérance»

Intellectuel engagé

En 1974, il est nommé directeur du Figaro. Il lui ressemblait par son style élégant, son esprit cultivé, un je-ne-sais-quoi d'irrévérence. D'abord sur la liste noire du journal pour avoir écrit, comme critique littéraire, que Brisson, alors directeur, ne pouvait pas «à la fois être directeur du Figaro et avoir du talent», Jean d'Ormesson le dirigera finalement pendant trois ans. Il quittera, en même temps qu'Aron, mais gardera une chronique au Figaro magazine et une colonne au Figaro littéraire. Avec son collègue et ami, qui ne le juge «pas trop idiot», ils soutiennent Giscard d'Estaing à la présidence. Il est choisi par Mitterrand comme contradicteur du traité de Maastricht, et recueille son dernier entretien à l'Elysée comme président.

Chacun de ses passages à la télévision est un triomphe (Apostrophes). Enfin, il entrera dans la sacro-sainte collection La Pléiade en 2015.

»L'édition de la Pléiade, ainsi qu'un CD d'une interview de Jean d'Ormesson réalisée par Étienne de Montety.

VIDEO - Jean d'Ormesson: «Je suis pour des limites à la transparence»

 

 

la mord de johnny alliday

Le 06/12/2017

Johnny Hallyday est mort : l’idole aux 110 millions de disques vendus disparaît à 74 ans

Johnny a conquis des générations de Français avec ses tubes « Que je t’aime », « Quelque chose de Tennessee », « Allumer le feu »…

LE MONDE | 06.12.2017 à 03h07 • Mis à jour le 06.12.2017 à 08h17

Abonnez vous à partir de 1 € Réagir Ajouter

Partager Tweeter

fermer

Ajouter

Pas le temps de
lire cet article ?

Conservez-le pour le consulter plus tard. Abonnez-vous au Monde.fr
à partir de 1 €

Abonnez-vous
Déjà abonné ?

 

Avec la mort de Johnny Hallyday, dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre, à l’âge de 74 ans, c’est une légende de la chanson française qui disparaît. L’artiste était devenu un mythe vivant en France, ayant conquis un très large public qui appréciait autant sa personnalité et sa sensibilité que ses chansons. Sa carrière est phénoménale, il a enregistré plus de mille titres, composé une centaine de chansons et vendu 110 millions de disques.

« Johnny Hallyday est parti, a déclaré l’épouse du chanteur Laeticia Hallyday dans un communiqué à l’Agence France-presse (AFP). J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant c’est bien cela. Mon homme n’est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité. » L’artiste, qui est décédé des suites d’un cancer du poumon, avait été hospitalisé pour détresse respiratoire, il y a un mois. Après six jours passés dans la clinique Bizet du 16e Arrondissement de Paris, il avait décidé de rentrer à son domicile de Marnes-la-Coquette. Depuis sa femme n’avait plus communiqué via les réseaux sociaux.

 

image: http://img.lemde.fr/2017/11/30/0/0/3050/2896/534/0/60/0/01983a9_13772-1iqtv0w.7u04.jpg

Johnny Hallyday posant sur le plateau de l'émission de variétés « Show Johnny Hallyday » réalisée par Jean-Christophe Averty, en 1965. Johnny Hallyday posant sur le plateau de l'émission de variétés « Show Johnny Hallyday » réalisée par Jean-Christophe Averty, en 1965. NORBERT PERRAU/INA

Johnny Hallyday, pseudonyme de Jean-Philippe Smet, est né le 15 juin 1943, à Paris, d’un père belge et d’une mère française. Ses parents se quittent après sa naissance. L’absence de son père l’obsédera toute sa vie. Jean-Philippe est élevé par sa tante paternelle Hélène Mar, qui s’installe à Londres. Les deux filles Mar sont danseuses classiques. Il découvre avec elles, et l’époux de l’une d’elles, Lee Halliday, le monde du spectacle. Il s’inspirera de son surnom pour choisir son propre nom de scène.

En 1957, c’est le retour à Paris. Il se fait des amis, dont Christian Blondieau, alias Long Chris, Claude Moine, le futur Eddy Mitchell, et Jacques Dutronc. Il adore le cinéma et découvre le rock’n’roll dans les films d’Elvis Presley. Il fréquente assidûment les lieux culte du rock français comme le Golf-Drouot, où il interprète des chansons de Presley.

 

« Souvenirs souvenirs »

En 1959, il participe à l’émission télévisée « Paris cocktail » et se fait remarquer par le directeur artistique de Vogue, qui l’engage pour un an. En mars 1960 sort un premier disque, avec notamment les titres T’aimer follement et Laisse les filles. La même année, en juin, il sort un deuxième disque, Souvenirs souvenirs, qui est son premier tube. C’est le vrai début de sa carrière. Il commence à se produire sur scène, et triomphe lors du premier festival rock organisé au Palais des sports, en 1961. Il se produit à l’Olympia et sort l’album Salut les copains, en référence à la célèbre émission de radio créée en 1959 sur Europe 1. Il devient l’« idole des jeunes ».

En 1965, il épouse la chanteuse Sylvie Vartan. Leur fils, David, naît en août 1966. Johnny est alors le chef de file des « yéyés », les héros des baby-boomers. Il évolue vers la pop et le rythm’n’blues avec l’album Génération perdue.

En 1969, la chanson Que je t’aime marque son tour de chant. Le journaliste Philippe Labro, avec qui il partage sa passion de l’Amérique, lui écrit des chansons, puis c’est l’auteur-compositeur Michel Mallory qui l’influencera beaucoup. En 1971, il se fait acteur devant la caméra de Claude Lelouch dans L’aventure c’est l’aventure. Les tournées continuent mais cette vie tumultueuse a raison de son couple. Johnny et Sylvie finissent par divorcer en 1975. S’il garde son public, son rock ne paraît plus dans l’air du temps. Il est plus un chanteur de variétés. Pourtant le succès est encore là. En 1977, la chanson Elle m’oublie est un énorme tube, un des plus importants de la décennie.

 

« Quelque chose de Tennessee »

Au début des années 1980, le chanteur connaît une période creuse. Mais à partir de 1984, c’est la renaissance. Il rencontre Michel Berger, créateur de Starmania, qui lui compose des titres inoubliables comme « Quelque chose de Tennessee », de l’album Rock’n’roll attitude. Jean-Jacques Goldman lui compose également des titres, dont Laura, chanson dédiée à sa fille Laura Smet, née en 1983, de sa liaison avec l’actrice Nathalie Baye, rencontrée sur le tournage du film Détective, de Jean-Luc Godard. Le chanteur revenu en grâce intéresse la presse à sensation pour ses multiples liaisons.

En 1986, il se sépare d’avec Nathalie Baye, et en 1990 il épouse Adeline Blondieau, fille de son ami Long Chris. Après un divorce, il se marie en 1996 avec la mannequine Læticia Boudou, son épouse actuelle. Le public continue de l’adorer. Il s’offre le Parc des Princes en 1993 pour ses 50 ans et triomphe au Stade de France en 1998. Il collabore désormais avec Pascal Obispo. Monument du rock français, il reçoit en 1997 la médaille de chevalier de la légion d’honneur.

En 1998, il accorde un entretien au Monde, où il se révèle et confie prendre de la cocaïne pour « travailler, relancer la machine, tenir le coup ». Mais Johnny Hallyday tient bon malgré ses excès et ses problèmes de santé grâce au public qui l’adule. En 2000, il fête ses quarante ans de carrière. Le 10 juin, il donne un spectacle gratuit à la tour Eiffel devant 500 000 spectateurs. En 2002, il sort le 43e album de la carrière A la vie, à la mort, qui se vend à 1,5 million d’exemplaires. Il marque son retour à la chanson après deux années de pause consacrées au cinéma.

 

En 2004, il change de maison de production et passe chez Warner Music. Il enregistre en 2007 Avec le cœur d’un homme, un disque aux influences blues. Sa santé se dégrade et, en 2009, il est hospitalisé pour un cancer, dont il se rétablit après une longue convalescence. 2010 est l’année de retour sur scène après ses ennuis de santé. C’est aussi sur scène qu’il fête ses 70 ans en juin 2013. L’artiste tourne ensuite en France et à l’étranger. Les tournées comme « Le rester vivant tour » ou en 2017 « La tournée des vieilles canailles » avec ses amis Mitchell et Dutronc sont des succès. Mais la santé de l’artiste se détériore encore et en mars 2017, il révèle être soigné pour un cancer du poumon.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2017/12/06/johnny-hallyday-est-mort_5225190_3382.html#fjacgHcTTYaJsR6O.99

 

un ecrivain de grand talent jean D'Ormesson est mort

Le 05/12/2017

Il est mort dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé sa fille à l'AFP.

Un monument des lettres françaises vient de disparaître. L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson est mort à l'âge de 92 ans, dans la nuit du lundi au mardi 5 décembre, a annoncé sa fille à l'AFP. D'après le site e-metropolitain, premier média à avoir annoncé le décès, il est mort à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Agrégé de philosophie, il a obtenu neuf prix littéraires pour ses nombreux ouvrages, dont le Grand Prix du roman de l’Académie française pour son ouvrage La Gloire de l‘Empiresorti en1971. Il prend son siège d'Immortel dès 1973.

Entre 1974 et 1977, il a été directeur général du Figaro. Il était depuis habitué des plateaux de télévision où il commentait les sorties littéraires. Son dernier livre en librairie, Je dirais malgré tout que cette vie fut belle, prend aujourd'hui la forme d'une épitaphe. Ironie du sort, un nouveau livre doit sortir l'année prochaine. Son titre : Et moi, je vis toujours

 

AUSSI SUR MSN : Ormesson à Veil: «Je vous vois comme une de ces figures de proue en avance sur l'Histoire»

 

Minibluff the card game

Hotels